Feu vert à l'entrée de la Slovénie dans la zone euro
[2006-07-11 19:08]
http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_economie/192723.FR.php

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de l'Union européenne ont avalisé l'entrée de la Slovénie dans la zone euro, qui en deviendra le treizième membre à partir du 1er janvier 2007.

L'intégration de l'ancienne république yougoslave, indépendante depuis 1991, avait été approuvée le 16 juin lors du sommet européen de Bruxelles. Elle a été fêtée dans la rue, sur un rond-point proche du siège de l'UE, par les ministres et des centaines d'officiels européens au son de l'hymne européen et de quelques morceaux de pop music.

"Bonne chance à la Slovénie et espérons que d'autres suivront", a lancé le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

"C'est la dernière étape de notre entrée dans l'Europe", s'est félicité le ministre des Finances slovène Andrej Bajuk, qui participera aux réunions mensuelles de l'Eurogroupe dès le mois de septembre.

Joaquim Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a laissé entendre que le prochain membre de la zone euro pourrait être Chypre.

"Ils comptent répondre à tous les critères d'adhésion à l'euro en 2008. J'espère qu'ils auront le même succès que celui des autorités slovènes aujourd'hui."

L'Ecofin a confirmé un taux de change à 239,64 tolars pour un euro, le taux pivot auquel le tolar a intégré il y a deux ans le mécanisme de change européen, préalable à l'adoption de la monnaie unique. La parité tolar-euro n'a guère bougé depuis cette date.

La Slovénie, qui a rejoint l'UE en mai 2004 avec neuf autres pays, espère que cette étape donnera un coup de fouet à son économie déjà en plein boom.

La Commission européenne et la Banque centrale européenne avaient estimé en mai que le pays répondait à tous les critères de qualification - dette, déficit, stabilité des changes, inflation et taux d'intérêt - du traité de Maastricht.

Présent au raout organisé par l'Ecofin, Jürgen Stark, membre du directoire de la BCE, a toutefois mis en garde Ljubljana contre tout relâchement de sa vigilance. "Les critères de convergence sont un effort de tous les instants", a-t-il dit.

Le principal taux directeur de la BCE est à 2,75%, contre 3,5% pour le taux de la banque centrale slovène. Son gouverneur Mitja Gaspari a indiqué que sa banque devrait sans doute relever ses taux parallèlement à ceux de la BCE. "Nous jugeons possible de commencer à relever nos taux si la BCE décide d'augmenter les siens en août ou septembre", a-t-il dit.

En mai, la Commission et la BCE avaient parallèlement rejeté la candidature de la Lituanie, qui dépassait de 0,1 point la limite pour le taux d'inflation (2,7% en mars contre 2,6% autorisé), une sévérité vivement critiquée par Vilnius.

Les autres nouveaux pays membres de l'UE devraient difficilement accéder à la zone euro dans les années à venir, en raison de taux d'inflation ou de déficits budgétaires trop élevés.

 

La Slovénie rejoint la zone euro
NOUVELOBS.COM | 16.06.06 | 13:42
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20060616.OBS2046/

Sans surprise, les dirigeants de l'Union européenne ont accepté vendredi l'entrée de la Slovénie dans la zone euro le 1er janvier 2007.

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) réunis à Bruxelles depuis jeudi ont accepté vendredi 16 juin l'entrée de la Slovénie dans la zone euro le 1er janvier 2007, selon une source diplomatique confirmant le projet de résolution du sommet, un mois après une recommandation en ce sens de la Commission européenne.
La Slovénie sera le premier des dix nouveaux Etats membres entrés dans l'UE en mai 2004 à adopter l'euro.
"Le Conseil accueille favorablement la proposition de la Commission visant à ce que la Slovénie adopte l'euro le 1er janvier 2007", indique le document. "Ce premier élargissement de la zone euro à l'un des nouveaux Etats membres (entrés en 2004) constitue une étape importante et extrêmement positive du processus d'intégration économique et monétaire de l'Union."

Recommandation

La Commission avait recommandé le 16 mai l'élargissement de la zone euro à la Slovénie, mais refusé la candidature de la Lituanie en raison d'une inflation trop élevée.
Les dirigeants de l'UE suivent aussi l'avis de la Commission sur la Lituanie, et souhaitent que ce pays adopte l'euro "dans les meilleurs délais", une fois son inflation maîtrisée, selon le projet de résolution.

 

Euro : la candidature des Baltes relance le débat sur les critères de Maastricht
LE MONDE | 09.03.06
http://www.ucm.es/cgi-bin/show-prensa?mes=03&dia=9&ano=2006&art=54

Les progrès rapides de la Slovénie, et plus laborieux des Etats baltes sur le chemin vers l'euro relancent le débat sur les critères de qualification pour la monnaie unique. Selon nos informations, Ljubljana a officiellement demandé ces derniers jours d'intégrer l'Union monétaire au 1erjanvier 2007. En cas d'éventuel feu vert des Vingt-cinq, lors du conseil européen de juin, elle serait le premier des dix nouveaux Etats membres à rejoindre les douze pays de l'euro.

La Commission européenne devrait recommander, sur la base d'un rapport de convergence publié d'ici à la fin mai, d'accepter la requête du gouvernement slovène. Déficit et endettement modestes, inflation sous contrôle, devise stable, taux d'intérêt à long terme faibles, la Slovénie remplit à ce stade les conditions posées pour adopter la monnaie unique.

Cependant, cet élargissement suscite des tiraillements. Car deux autres pays, l'Estonie et la Lituanie, aspirent aussi à adopter la monnaie unique dès l'année prochaine. A l'instar de la monnaie slovène, leur devise est arrimée, depuis juin 2004, à l'euro dans le cadre du Mécanisme de change européen bis. Ce dispositif est conçu comme une sorte d'antichambre de l'Union monétaire pendant une période d'au moins deux ans. Mais les deux Etats baltes enregistrent des taux d'inflation incompatibles, à ce stade, avec les standards imposés par l'Union : 4,2 % pour l'Estonie, 2,7 % pour la Lituanie, contre 2,5 % pour la Slovénie, qui est à ce jour la seule à rester dans les normes.

CONVERGENCE RÉELLE

Tout en se félicitant des progrès réalisés par la Slovénie, M. Almunia suggérait voici quelques semaines que l'Estonie, la Lituanie, voire la Lettonie (candidate pour 2008) devraient sans doute attendre au moins un an avant d'intégrer la zone. La Commission, tout comme la Banque centrale européenne (BCE), se veulent très fermes sur le respect des critères de Maastricht, alors que les dirigeants baltes remettent au contraire en cause leur validité. Comme cinq membres sur les douze actuels de la zone euro sont visés par des procédures pour déficit excessif, les candidats ne comprennent pas pourquoi tant d'importance est donnée à la hausse des prix alors que leurs comptes publics sont en ordre. Ils considèrent que les pressions inflationnistes enregistrées dans ces économies en transition ne font qu'illustrer leur dynamisme. Le premier ministre lituanien, Algirdas Brazauskas, est allé, mardi 7 mars, plaider la cause de son pays auprès du patron de la BCE, Jean-Claude Trichet. Il faudrait, à ses yeux, "reconsidérer certaines règles".

Le débat trouve un écho parmi les économistes. A Bruxelles, le centre de recherche européen Bruegel vient d'estimer que la convergence réelle devait prévaloir sur le simple respect des critères de Maastricht. Ces derniers "ne sont ni nécessaires ni suffisants pour déterminer la capacité d'un pays à être membre de l'Union monétaire", estiment les auteurs de cette étude, Jean Pisani-Ferry et Alan Ahearne. Pour eux, au-delà des critères, l'état des lieux en terme de convergence réelle "est plus nuancé". L'intégration entre anciens et nouveaux Etats membres est certes poussée, mais la structure de leurs économies diverge encore, soulignent-ils. Ils rappellent que l'euro a permis le rattrapage économique de l'Irlande, mais, dans le cas du Portugal, il a creusé les divergences.

 

Monnaie unique : la Slovénie premier des nouveaux Etats membres à rejoindre la zone euro
Lundi 20 Mars 2006
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=5507

Le commissaire européen, Joaquin Almunia, a réitéré vendredi l'assurance que la Slovénie rejoindrait la zone euro au 1er janvier 2007. L'adoption de l'euro devrait assurer au pays davantage de stabilité et de développement économique.

Lundi 20 Mars 2006
En visite à Ljubljana, le commissaire européen, Joaquim Almunia, a réitéré vendredi l'assurance que la Slovénie rejoindrait la zone euro au 1er janvier 2007. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait déjà, le 2 mars, déclaré que ce pays avait "toutes les chances de devenir le premier des nouveaux pays membres de l'UE à adopter l'euro le 1er janvier 2007."

La décision finale appartiendra cependant aux chefs d'Etat et de gouvernement en juin prochain. Auparavant Bruxelles aura rendu le 16 mai son rapport sur la question et la parité du tolar (la monnaie slovène) avec l'euro sera fixée le 11 juillet par les ministres des Finances.

Joaquin Almunia a profité de son passage dans la capitale slovène pour inviter aussi le pays à redoubler d'efforts pour préparer le passage pratique à la monnaie unique notamment pour l'introduction des pièces et des billets ainsi que pour tous les changements des systèmes comptables et informatiques pour les transactions financières. Le double affichage des prix en tolars et en euros est en vigueur depuis le 1er mars.

Le premier ministre Janez Jansa a expliqué que la passage à l'euro était très important pour ce pays de 2 millions d'habitants déjà plus riche que la Grèce et le Portugal. "L'euro nous donnera un environnement économique plus stable, avec une inflation et des taux d'intérêts plus bas. La réduction des risques de change entraînera une augmentation des investissements étrangers et plus de croissance" s'est réjoui Janez Jansa.