|
Superficie : 49 000 km²
Population : 5,3 millions
Densité : 110 hab/km²
Capitale : Bratislava
Langues : slovaque, hongrois
Origines : slovaque (86%), hongrois (11%)
Religion : catholique
PNB par habitant : 3270 €
Indice de fécondité : 1,2
Espérance de vie : 74 ans
Monnaie : couronne slovaque
|
 |
Très tôt aux Xème et XIème
siècle, le territoire de l’actuelle Slovaquie passe sous
contrôle hongrois.
L’influence tchèque est toutefois importante lors des grands
conflits religieux (idées Hussites au XVème siècle).
Malgré la victoire du roi de Hongrie Mathias Corvin en 1467,
ces événements font surgir l’originalité
de l’identité - et de la langue - slovaque. Le protestantisme
y fait des avancées. L’invasion turque de la Hongrie n’atteint
pas la Slovaquie, mais transforme ce pays en refuge devant la perte
du pays hongrois. La Contre-Réforme reprend la main religieusement.
Lorsque les Turcs sont chassés de Hongrie au XVIIème siècle,
les Slovaques participent au repeuplement, tandis que dans leur pays
même, ils demeurent asservis. Soumis à la magyarisation
dans les années 1870, les Slovaques émigrent massivement
aux Etats-Unis. L’idée d’union avec les Tchèques
progresse.
Loyaux à l’Autriche-Hongrie pendant la première
Guerre Mondiale, les Slovaques sont séduits par l’action
des exilés tchèques, Masaryk et Benes, qui ont été
rejoints par le slovaque Stefanik. Si les Alliés sont incertains
sur le sort des nations de l’empire austro-hongrois, ils vont
accepter la proclamation du nouvel état par Masaryk le 14 octobre
1918.
La détermination des frontières côté slovaque
ne pouvant répondre à des notions historiques, elle reflète
donc des notions ethniques. Elle englobe cependant au sud une forte
minorité hongroise, ainsi qu’en Ruthénie une minorité
ukrainienne.
Le particularisme slovaque s’est vite nourri de frustrations administratives
générées par les Tchèques.
Le dépeçage de 1938/1939 va entraîner l’autonomie
de la Slovaquie, dirigée par le pronazi Mgr Tiso, tandis que
la Hongrie obtient le sud du pays. Une importante résistance
anti-nazie s’y installe. Les troupes soviétiques sont à
Bratislava en Avril 1945. La fin de la guerre voit le retour aux frontières
de 1937, à l’exception de la Ruthénie slovaque qui
revient à l’Ukraine.
L’histoire slovaque se confond avec celle des pays tchèques
durant la période communiste : "coup de Prague" en
1946, épurations et répressions, printemps de Prague en
1969, progrès de la contestation ("Charte 77"), enfin
"révolution de velours" en Novembre 1989. Le 29 décembre,
Vaclav Havel est élu Président.
Mais dès juin 1992, les nationalistes slovaques l’emportent
aux élections, et les négociations en vue de la séparation
s’engagent : celle-ci devient effective le 1er janvier 1993.
La Slovaquie, d’abord tentée de jouer le rôle de
pont avec le monde slave à l’est, se rallie à l’idée
européenne, et rentre dans l’UE le 1er mai 2004, en même
temps que sa voisine tchèque.
Le problème majeur reste celui de la minorité hongroise,
son statut et ses droits.
Très proche de la langue tchèque (langue
slave du groupe occidental, comme le polonais), ce qui, malgré
les divisions de l’histoire, a conduit à fonder la Tchécoslovaquie
en 1918.
La Slovaquie et l'Euro
Comme les dix nouveaux membres de 2004, la Slovaquie
s'est engagée à adopter l’Euro.
Le pays s’est montré fidèle à cet engagement
en adhérant le 25 novembre 2005 au mécanisme de convergence
(MCE II).
Ses résultats économiques de 2005 montrent un degré
de convergence certes insuffisant, mais néanmoins prometteur,
et laissent ouvert le scénario d’une introduction au 1er
janvier 2009.
Le scénario retenu dans le Plan National de basculement est
celui du "big bang" à l’estonienne (ou à
l’allemande !). La parité de la Couronne dans MCE II
: 1 € = 38,4550 SKK a pour vocation d’être définitive.
Le contexte politique est cependant délicat (participation
de l’extrême-droite au gouvernement).
Dans une première phase, 658 projets aux dessins
variés ont été jugés. Des experts de la
Banque Nationale de Slovaquie, des experts des institutions scientifiques
et culturelles de la République slovaque, ainsi que des représentants
des artistes graphistes ont participé au processus d'évaluation.
36 projets ont été sélectionnés
pour le second tour. Leurs concepteurs ont été appelés
à créer des modèles en plâtre de leur projet.
Les projets sélectionnés, soit 17 motifs, représentent
personnalités, architecture, éléments symboliques
et autres traits caractéristiques de l'héritage historique
et culturel de la Slovaquie.
Au second tour de la compétition, les modèles des monnaies
en plâtre ont été jugés. En novembre 2005,
la Banque Nationale de Slovaquie a publié les meilleurs projets
dans les médias.
Les citoyens ont alors pu donner leur avis sur les différents
projets, via des enquêtes d'opinion, et ainsi influer sur le choix
du graphisme des futures faces nationales des Euros slovaques.
Un premier projet de faces nationales décidé
par le gouvernement slovaque en 2004 a fait l'objet d'essais officiels.
Cliquez pour agrandir |
|
Ces essais ont été
inclus dans la série BU de Slovaquie 2004 (15 000 exemplaires),
qui comporte donc des monnaies ayant cours légal ainsi que
ces essais d'euros, approuvés par la BCE... en ce sens
qu'ils n'ont pas les caractéristiques ni la face commune
de l'euro (la BCE n'autorise pas la reproduction d'euros ayant
cours légal, y compris pour ce type d'essais officiels).
Toutefois la présence de préfigurations
d'euros dans une série officielle est doublement intéressante,
d'une part parce qu'il s'agit d'une première, et d'autre
part parce qu'elle montre le choix qu'auraient fait les autorités
pour la future face nationale, même si celle-ci a finalement
été choisie par un vote populaire, parmi dix projets
retenus dans la phase finale (voir ci-après).
Les gravures des pièces d'essai sont :
- 1 cent : montagnes Tatra, qui forment la part la plus haute
de la Chaîne des Carpates
- 2 cent : Grotte de Jasovska
- 5 cent : parc national slovaque du Paradis
- 10 cent : château Devin, situé à une place
stratégique au confluent du Danube et de la Moravie
- 20 cent : Bratislava, cité du couronnement des rois hongrois
- 50 cent : château de Spis, une des plus grandes places
fortifiées d'Europe Centrale
- 1 euro : général Milan Rastislav Stefanik, homme
d'état et scientifique, un des trois fondateurs de la République
tchécoslovaque en 1918
- 2 euro : buste du prince Pribina, le premier roi connu de l'ancienne
Nitra |
Il est précisé sur le coffret : "Quoique
l'euro n'ait pas encore officiellement cours en Slovaquie, ces médailles
ont été approuvées par la Commission Européenne".
On peut donc interpréter cette série comme étant
une "pré-série au type non adopté".
|
|
|
|
1 cent |
2 cent |
5 cent |
10 cent |
|
|
|
|
20 cent |
50 cent |
1 euro |
2 euro |
Cliquez pour agrandir |
Le choix final des faces nationales a été
achevé le 20 décembre 2005. Trois motifs sont retenus
:
- 1, 2 et 5 cent : la crête Krivan de la chaîne des Tatras,
site d’importance pour l’éveil de la conscience
nationale slovaque. SLOVENSKO en bas du motif
- 10, 20, 50 cent : le château de Bratislava, l’emblème
de la double croix et l’indication SLOVENSKO en bas du motif
- 1 et 2 euro : la double croix au milieu des trois collines, croix
qui figure sur le drapeau national. La croix est soutenue par les
collines pour exprimer la stabilité. L’indication SLOVENSKO
à droite du motif
|
|
|
1, 2 et 5 cent |
10, 20 et 50 cent |
1 et 2 euro |
Cliquez pour agrandir |
À noter le pluriel des mots en slovaque
: on dit 1 cent, 2 centy mais 5 centov... En fait, le pluriel en
"-y" ne vaut que pour les valeurs 2, 3 et 4. À
partir de 5, la terminaison est "-ov".
Le document de travail de la Commission Européenne du 04/11/2005
prévoit pour la Slovaquie :
- 400 millions de pièces
- le nombre de billets n'est pas encore déterminé
|