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Superficie : 65 000 km²
Population : 2,3 millions
Densité : 35 hab/km²
Capitale : Riga
Langues : letton, russe
Origines : lettons (52%) , russes (34%), minorités biélorusse,
ukrainienne, polonaise et lituanienne
Religions : les Lettons sont pour les deux tiers luthériens
et un tiers catholique, les Russes sont orthodoxes
PNB par habitant : 2880 €
Indice de fécondité : 1,2
Espérance de vie : 71 ans
Monnaie : lats
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Avant le XXème siècle, le nom de Lettonie
était inconnu, on parlait de Courlande et de Livonie. Riga était
une ville soit allemande, soit russe.
Ils sont sujets à la terrible domination des Chevaliers Porte-Glaive
allemands comme en Estonie, dès 1202. Le pays va éclater
par suite de la Réforme entre la Russie, la Pologne (avec Riga),
et un état luthérien semi-autonome germanique. Une partie
de la Livonie va même passer ensuite de la Pologne à la
Suède !
Pierre le Grand va annexer entre 1710 et 1721 la partie suédoise
du pays. La partie polonaise, sous l’influence des Jésuites,
qui favorise l’usage du letton, devient - et va rester - catholique.
Cette partie polonaise devient russe à son tour lors du premier
partage de la Pologne. La partie allemande - la Courlande, demeure une
principauté indépendante, et même un état
colonial (avec Tobago aux Antilles). Par suite d’alliances familiales
russes de ses princes, la Courlande passera à la Russie en 1795.
Tous ces territoires vont subir la russification avec plus ou moins
de sévérité.
Lors de la première Guerre Mondiale, les pays lettons sont occupés
par l’Allemagne, et la Russie les lui cède au Traité
de Brest-Litovsk. À la fin de la guerre, la situation devient
tragique. L’invasion soviétique (prise de Riga) vient contrarier
la formation d’un duché national, le Baltikum. Une année
de combats atroces va conduire à l’indépendance
du pays contre à la fois la Russie et l’Allemagne (Traité
de Riga, 11 août 1920).
Placée dans la sphère stalinienne par le pacte germano-soviétique,
la Lettonie subit le sort de l’Estonie. Occupée par l’URSS,
elle sera envahie par l’Allemagne nazie en 1941, libérée
en 1944.
La répression du nationalisme durant l’ère soviétique
qui suit sera d’une rare brutalité, compte tenu de l’importance
de la population russe, justifiée par l’intérêt
stratégique de Riga.
Comme ses voisins, la Lettonie s’engage - avec prudence - sur
la voie de l’indépendance en 1989. Celle-ci, proclamée
le 21 août 1991, devient effective le 6 septembre.
La question de la nationalité reçoit la même réponse
qu’en Estonie, et exclut les citoyens arrivés après
1940, ce qui génère de vives tensions avec la Russie.
Cette langue est très proche de la langue
lituanienne (ce sont en vérité les seules langues "baltes").
Son émergence dans une identité propre est tardive,
et en partie due au désir des religieux de se rapprocher du
peuple.
La Lettonie et l'Euro
Comme les dix nouveaux membres de 2004, la Lettonie
s'est engagée à adopter l’Euro.
Le pays s’est montré fidèle à cet engagement
en adhérant le 2 mai 2005 au mécanisme de convergence
(MCE II). La parité est la suivante : 1 € = 0,702804 lats
lettons.
Ses résultats économiques de 2005 sont satisfaisants
sur tous les critères à l’exception d'un
: comme les autres pays baltes, l’inflation (une obsession de la BCE) pourrait ne permettre d’envisager l'introduction de l'euro que pour 2009 ou 2010.
Aucune indication sur la durée de la période de double
circulation.
La demande lettone de l’orthographe "eiro"
a été rejetée (le son "eu" n’existe
pas en letton).
Si la prononciation est libre, l’orthographe sur les pièces
ne l’est pas. L’exception grecque est évidente,
avec un alphabet non latin. On peut imaginer que la Bulgarie pourra
bénéficier d’une tolérance identique
à celle de la Grèce.
Le choix des faces nationales a été
effectué, suite à concours en 2004, qui a départagé
1088 propositions ! Le jury d’artistes, d’experts, de
personnalités de la culture a retenu le projet final (proposition
d'Ilze Kalnina de la ville de Jekabpils) :
- 1, 2 et 5 cent : le "petit blason" de la Lettonie. Inscription
LATVIJA en bas du blason
- 10, 20 et 50 cent : le "grand blason" de la Lettonie.
Inscription LATVIJA en bas du blason
- 1 euro : la jeune fille populaire lettone ; ce motif ornait les
pièces de la première indépendance du pays dans
les années 1920. Il est resté lié à l’idée
d’indépendance. Inscription LATVIJAS (à gauche)
et REPUBLIKA (à droite) du motif
- 2 euro : le Monument de la Liberté à Riga, symbole
de la résistance du peuple pendant la seconde Guerre Mondiale
et l’occupation soviétique ; la statue construite entre
1931 et 1935 est surmontée par trois étoiles, symbole
des trois régions du pays qui ont illuminé ensemble
cette résistance. L’étoile supérieure s’inscrit
(avec une taille un peu supérieure) dans le cercle des douze
étoiles du drapeau de l’UE.
Inscription LATVIJA à gauche de la statue.
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1, 2 et 5 cent |
10, 20 et 50 cent |
1 euro |
2 euro |
Cliquez pour agrandir |
La Commission de conception de la pièce de
monnaie de la Lettonie a choisi des artistes pour créer les
modèles pour les pièces de monnaie réelles
: la conception graphique pour pièces de 1 et 2 euro a été
effectuée par Guntars Sietins et la conception des cent d'euro
par Laimonis Senbergs.
Le document de travail de la Commission Européenne
du 04/11/2005 prévoit pour la Lettonie :
- 260 à 300 millions de pièces
- 87 millions de billets
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