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Superficie : 93 000 km²
Population : 10,1 millions
Densité : 109 hab/km²
Capitale : Budapest
Langues : hongrois, plus les langues des minorités
Origines : hongrois (92%), fortes minorités de Roms,
Allemands, Slovaques
Religions : catholiques (66%), calvinistes (21%)
PNB par habitant : 4360 €
Indice de fécondité : 1,3
Espérance de vie : 72 ans
Monnaie : forint |
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Après maintes invasions, les Hongrois, conduits
par leur chef Arpad, pénètrent dans le bassin.
Battus par Otton Ier en 955, ils vont cependant s’installer durablement
et se sédentariser. Le chef Geza est baptisé en 985, et
son fils Vajk, Saint Etienne le Grand, sacré roi le 15 août
1001, fait de la Hongrie un grand état chrétien européen.
Ce royaume est d’emblée pluri-ethnique, comprenant Saxons,
Slovaques, Ruthènes. De plus, en 1102, les Pacta Conventa
inaugurent une union personnelle avec le royaume croate qui durera jusqu’en
1918. La grande période de la dynastie arpadienne connaîtra
aussi l’épreuve de l’invasion mongole en 1241, et
s’éteint en 1301.
Les Hongrois choisissent Charles d’Anjou, puis son fils Louis
le Grand ; Sigismond de Luxembourg, son gendre, devient roi en 1387,
et sera aussi roi de Bohême et empereur.
Après sa mort en 1437, une guerre de succession éclate
entre les Habsbourg et les Jagellon de Pologne. Finalement, c’est
un Hongrois, le seul en six siècles d’histoire, Mathias
Corvin, qui sera élu roi (1457-1490).
La suite des événements, très compliquée,
aboutira à donner en 1526 la couronne à Ferdinand de Habsbourg
(comme en Bohême) ; la Hongrie sera Habsbourg jusqu’en 1918.
1526 est aussi la date essentielle où les Hongrois sont vaincus
à Mohacs par Soliman (mort de Louis II).
La Hongrie est désormais éclatée en trois parties
: la Hongrie "royale" à l’ouest, qui demeure
aux Habsbourg, la Hongrie turque au centre, et la Transylvanie à
l’est, où le voïvode Szapolyai établit une
principauté héréditaire vassale de l’empire
ottoman, conservant toutefois des relations étroites avec les
Habsbourg.
La Réforme et la guerre de Trente Ans apportent des tensions
importantes : la Transylvanie adopte le calvinisme, et le voïvode
Bethlen va même assiéger Vienne en 1621. L’apogée
de la Transylvanie est atteinte sous Georges Ier Rakoczi (1630-1648).
La reconquête va débuter en 1697, lorsque Eugène
de Savoie est victorieux des Turcs : Hongrie turque et la plus grande
partie de la Croatie sont à nouveau Habsbourg. Enfin, en 1711,
François II Rakoczy doit abandonner son trône de Transylvanie
à Léopold Ier , la victoire est donc totale.
La Hongrie dans l’empire autrichien est une mosaïque ethnique
et religieuse, en particulier lorsque se produit le repeuplement du
sud de la plaine hongroise ravagé par les guerres.
Fidèle à l’Empire au XVIIIème siècle
et pendant les guerres napoléoniennes, la Hongrie voit le sentiment
national se réveiller, et l’usage de la langue ne cesse
de s’étendre.
Lors des événements de 1848, un mouvement révolutionnaire
animé par Kossuth prend le pouvoir, et ne sera soumis en 1849
qu’avec l’aide de troupes russes.
Si la Hongrie demeure en théorie un état souverain –
en union personnelle avec l’Autriche – elle doit subir le
"système de Bach", une germanisation forcée
; paradoxalement, le royaume impose à ses autres peuples... une
magyarisation (alors que la Croatie par exemple, est elle-même
en union personnelle avec la Hongrie) !
Il faut attendre 1867 pour que soit adopté, sous l’influence
de l’impératrice Elisabeth, le compromis austro-hongrois,
qui transforme l’empire en double monarchie. La Hongrie bénéficie
dès lors d’une considérable autonomie.
La conclusion de la première Guerre Mondiale au Traité
de Trianon sera dramatique pour la Hongrie : elle est réduite
à moins d’un tiers de sa superficie ; le quart de la population
de langue hongroise se trouve désormais en Roumanie, Tchécoslovaquie
et Yougoslavie.
Les Alliés ayant interdit le retour de Charles Ier Habsbourg,
le pays est gouverné par l’amiral "régent"
Horthy jusqu’en 1944. Ses gouvernements seront alternativement
libéraux et autoritaires. Compte tenu des bonnes relations avec
l’Allemagne nazie, la Hongrie récupère quasiment
tous les territoires abandonnés en 1918.
Le 13 février 1945, la Hongrie est aux mains des soviétiques.
Dans l’après guerre, les frontières de 1937 sont
rétablies.
Pratiquant une politique de "salami", le parti communiste
s’impose au pouvoir en mars 1947.
Le régime de Rakosi est étroitement stalinien. Aussi,
la déstalinisation entraîne l’émergence d’une
opposition. Imre Nagy, devenu chef du gouvernement en juillet 1953,
prend des mesures libérales. Ecarté du pouvoir, il le
retrouve après de gigantesques manifestations. Le 4 novembre
1956, le contre-gouvernement dirigé par Janos Kadar appelle les
chars soviétiques. Nagy sera exécuté. Après
une intense répression, Kadar va mener une politique originale,
unique dans le monde communiste, de libéralisme économique.
En 1988, le régime se désagrège, et le 23 octobre
1989, la Hongrie devient une république tout court.
La Hongrie est devenue membre de l’OTAN, candidate à l’adhésion
à l’UE, elle y rentre le 1er mai 2004.
Ayant donné à ses minorités des droits importants,
elle attend de ses voisins – en particulier la Roumanie, des mesures
équivalentes.
Cette langue - le magyar - fait partie des langues
finno-ougriennes, totalement différentes des langues indo-européennes.
La progression des Russes va couper ce groupe en deux parties : le
premier groupe comprend au nord, le finnois, l’estonien et le
lapon, et à l’est, d’autres langues toujours parlées
dans des républiques autonomes de la Russie.
Le groupe ougrien se résume quand à lui au hongrois
ou magyar.
La Hongrie et l'Euro
Comme les dix nouveaux membres de 2004, la Hongrie
s'est engagée à adopter l'Euro.
La Banque de Hongrie affirme avec force cette obligation et sa volonté
d’y parvenir ; toutefois, les perspectives d’introduction demeurent très problématiques, et l’entrée dans ERM II n’est pas encore envisagée.
Cependant, on notera la parution en mai 2007 d’une pièce de 50 Forint reproduisant le motif de la pièce "Traité de Rome" parue dans les 13 pays de la zone euro.

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