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Superficie : 9 000 km²
Population : 0,9 million
Densité : 100 hab/km²
Capitale : Lefcosia (Nicosie)
Langues : grec, turc, anglais
Origines : hellénophones (80%), turcophones (20%)
Religions : orthodoxe (80%) et musulmane (20% partie nord)
PNB par habitant : 10180 €
Indice de fécondité : 1,6
Espérance de vie : 78 ans
Monnaie : livre chypriote
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L’île d’Aphrodite est de toute antiquité
un carrefour de civilisations. Sa richesse en cuivre - dont elle tire
son nom - sera déterminante dans l’intérêt
des envahisseurs.
Mycénienne, phénicienne, l’île deviendra égyptienne
puis, logiquement, romaine (58 av. J-C) et byzantine. Conquise par les
Arabes au Xème siècle, Chypre sera reprise par Richard
Cœur de Lion lors de la troisième Croisade. Celui-ci l’offre
en 1192 au calamiteux Guy de Lusignan, le roi de Jérusalem responsable
du désastre de Hattin face à Saladin. Les chevaliers de
Saint Jean de Jerusalem s’y installeront un temps, avant de s’établir
à Rhodes.
Guy de Lusignan et ses successeurs vont régner jusqu’en
1489 sur Chypre, et la veuve du dernier roi Lusignan, Catherine Cornaro,
une vénitienne, lègue l’île à sa patrie.
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Malgré une très longue présence
catholique (près de 400 ans), le peuple chypriote demeure
fidèle à l’orthodoxie.
Les Ottomans font la conquête de l’île en 1570,
et y resteront un peu plus de 300 ans. Une partie de la population
se convertit à l’islam, sans qu’il y ait eu
pour autant de colonisation turque.
L’empire ottoman en voie de dissolution accorde le contrôle
de Chypre à l’Angleterre en 1878, transformée
en annexion en 1914. La tension est vive avec la nouvelle colonie,
où le mouvement en faveur de l’Enosis - l’union
avec la Grèce - est important.
Après 1945, l’agitation tourne à la révolte.
Makarios III, l’archevêque de Chypre, est à
la tête du nationalisme. La dernière guerre de libération
coloniale en Europe se situe à Chypre, très durement
réprimée par l’Angleterre. Makarios est déporté
dans les années 1956/1957, mais l’opinion internationale
va obliger à admettre l’indépendance en août
1960 sous la présidence de Makarios.
Les germes de la division issus de la période coloniale
entre communautés (qui n’existaient pas auparavant)
rendent difficiles les débuts du jeune état. Makarios,
fervent nationaliste, s’oppose frontalement aux Colonels
dictateurs grecs qui cherchent à redorer leur blason en
exploitant l’idée d’Enosis. Le 15 juillet 1974,
Makarios est renversé par un coup d’état ;
l’armée turque débarque le 20, et le 24, le
régime des Colonels s’effondre.
Le mal est fait, Chypre est divisée. Aujourd’hui
encore, Nicosie est la seule capitale d’Europe coupée
en deux.
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Makarios revient au pouvoir, et meurt en 1977, adulé
comme héros national.
Depuis, l’écart n’a cessé de se creuser entre
les deux parties du pays : Chypre hellénophone a vu affluer les
capitaux chrétiens lors de la guerre du Liban. Chypre turcophone
paupérisée a vu affluer... les immigrants turcs anatoliens
(40 000 alors que les chypriotes turcophones sont à peine 100
000).
La communauté internationale ne reconnaît que la république
de Chypre (la totalité de l’île), et pas la république
turque auto-proclamée en 1983 au nord.
Cette république de Chypre est entrée logiquement dans
l’UE le 1er mai 2004. Les tentatives de l’ONU (plan Annan)
pour réunifier l’île ont échoué, mais
le dossier pèse lourd dans la candidature turque à l’UE.
Les hellénophones majoritaires parlent un
grec qui diffère notablement de celui de la Grèce.
D’ailleurs, l’idée de l’Enosis (union avec
la Grèce) est aujourd’hui écartée. Les
turcophones parlent le turc classique.
Chypre et l'Euro
Comme les dix nouveaux membres de 2004, Chypre s'est
engagée à adopter l’Euro.
Le pays s’est montré fidèle à cet engagement
en adhérant le 2 mai 2005 au mécanisme de convergence
(MCE II). La parité est la suivante : 1 € = 0,5838 livre
chypriote. À noter aussi que c’est le seul pays avec
Malte à avoir une devise de valeur supérieure à
celle de l’Euro.
Ses résultats économiques de 2005 ne sont pas satisfaisants
sur tous les critères (alors qu’ils étaient satisfaisants
en 1992, lors de l’adoption des critères de Maastricht).
Le rapport de mars 2006 est cependant très optimiste, le seul
critère non atteint étant celui de la dette publique
(inférieure à 60% du GDP) devrait être atteint
à terme (notons que sur ce critère, c’est la tendance
qui est appréciée).
En mai 2007, Chypre a émis une pièce de 1 £ (non destinée à la circulation), reproduisant le motif de la pièce "Traité de Rome" des 13 pays de la zone Euro. Cette pièce était vendue à un prix très élevé par la Banque de Chypre et ne s’est pas retrouvée en vente sur des sites français.

Le Conseil Européen de Berlin a justement entériné les recommandations de la BCE et de la Commission pour une admission au 1er Janvier 2008. La parité définitive est bien sûr la parité pivot de la période ERM II. La BCE donne d’excellentes informations sur la période du "changeover".
La mise en circulation des kits de pré-alimentation et des premiers sets BU fait d’ores et déjà l’objet de polémiques et d’interrogations. La période de double circulation est fixée à un mois.
Le choix des faces nationales a été
effectué fin 2006, suite à concours sur trois thèmes
:
- 1, 2 et 5 cent : les mouflons (espèce caractéristique
de Chypre)
- 10, 20 et 50 cent : voilier chypriote de Kyrenia
- 1 et 2 euro : statuette antique : l’idole antique de Pomos
(3000 av. J.C)
On notera le nom du pays qui entoure les motifs : KUPROS
(Kypros en grec) et KIBRIS (en turc)
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1, 2 et 5 cent |
10, 20 et 50 cent |
1 et 2 euro |
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