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Superficie : 111 000 km²
Population : 8,7 millions
Densité : 79 hab/km²
Capitale : Sofia
Langues : bulgare
Origines : bulgares (90 %), turcs (10 %)
Religions : orthodoxe , islam (minorité turque)
PNB par habitant : 1170 €
Indice de fécondité : NC
Espérance de vie : 71ans
Monnaie : lev |
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Le peuple bulgare qui s’installe dans le pays
au VIIème siècle n’est pas un peuple slave. Mais,
à l’inverse des Hongrois qui "magyarisent" leur
pays, les Bulgares vont très vite se slaviser.
En 865, Boris Ier se convertit au christianisme, et obtient de Constantinople
la fondation d’une église autonome, avec une liturgie en
slavon.
Son fils Siméon prend le titre de tsar. Ce premier empire bulgare
prend une grande ampleur géographique, mais aussi artistique.
L’empire byzantin se trouve directement menacé.
En 1014, l’empereur byzantin Basile II, après un premier
échec, anéantit l’armée du tsar Samuel :
il fait 14 000 prisonniers, les fait aveugler, sauf un sur cent qui
n’est qu’éborgné, afin de conduire ses malheureux
compagnons vers le camp du tsar Samuel. Celui-ci, en voyant ce cortège
terrifiant, en mourut de saisissement, tandis que Basile recevait le
surnom de Bulgaroctone (le tueur de Bulgares).
La domination byzantine prendra fin au XIIème siècle,
avec la fondation d’un second empire, éphémère
(invasion mongole en 1242).
Les royaumes rivaux vont facilement succomber à l’avance
ottomane (entre 1382 et 1396).
Totalement intégrée à l’empire ottoman, la
Bulgarie va voir croître à partir de 1774 l’influence
russe, et peu à peu le sentiment national va faire surface, se
manifestant par l’usage de la langue à l’école,
l’apparition d’une littérature, le retour au slavon
dans la liturgie...
En 1875, la révolte éclate, durement réprimée.
La Russie envahit l'empire ottoman, et se trouve aux portes d’Istanbul
en janvier 1878. Le Traité de San Stefano, puis le Congrès
de Berlin cette même année, fondent une principauté
autonome bulgare. Alexandre de Battenberg, neveu de la tsarine, est
élu comme prince. Très vite, le nouvel état va
s’agrandir de la Roumélie par une guerre avec la Serbie.
En 1887, Alexandre abdique et un nouveau prince, Ferdinand de Saxe-Cobourg,
est élu. En septembre 1908, il prend le titre de tsar.
En 1912/1913 éclatent les guerres balkaniques : la première
oppose Bulgares, Serbes et Grecs aux Turcs, lesquels sont lourdement
battus. Déçus du partage des dépouilles, les Bulgares
se retournent contre leurs alliés serbes et grecs, seconde guerre
où ils se trouvent en outre face aux Roumains... et aux Turcs.
La défaite est très lourde.
La Bulgarie choisit en 1914 le camp de l’Autriche-Hongrie. La
défaite entraîne un nouveau recul territorial, et Ferdinand
cède le trône à son fils Boris III.
L’entre-deux guerres est très agité : "dictature
paysanne" de Stambolijski - renversé et assassiné
- insurrection communiste, enfin dictature personnelle de Boris III
en 1934.
Allié de l’Allemagne nazie au début de la guerre,
Boris III en est récompensé par l’attribution de
vastes territoires, dont la Macédoine, un district serbe... S’étendant
jusqu’à la mer Egée, le royaume est presque aussi
étendu que celui de Siméon Ier en 900. Ayant cependant
refusé de participer à l’invasion de l’URSS,
et de livrer les Juifs bulgares, le roi meurt subitement et mystérieusement
après une rencontre orageuse avec Hitler en août 1943.
Son fils Siméon II n’a que six ans.
Les troupes soviétiques vont occuper la Bulgarie de septembre
1944 jusqu’à la fin 1947. Le gouvernement communiste est
en place dès octobre 1944, la république proclamée
en septembre 1946. Territorialement, la Bulgarie ne s’en tire
pas trop mal, car les soviétiques défendent leurs positions.
Après les habituelles périodes de purges et de répressions,
le pays est gouverné dès 1954 par le très stalinien
Todor Jivkov. Celui-ci, atteint par la vague libératrice, sera
démis en novembre 1989, tandis que des élections libres
ont lieu en juin 1990, accordant la majorité à l’ex-parti
communiste, bientôt contraint au partage du pouvoir.
La désaffection vis-à-vis des politiques se traduira par
l’arrivée comme Premier ministre de l’ex-roi Siméon
II en 2001. Il a été à son tour battu aux élections
de 2005.
En 1999, la Bulgarie pose sa candidature à l’UE (en même
temps que cinq autres pays). Mais en 2003, seuls dix pays sont jugés
prêts à l’admission. En septembre 2006, le feu vert
est donné sous de très nombreuses conditions à
l’admission de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE
le 1er janvier 2007.
C’est une langue du groupe slave du sud, comme
les langues slovène, serbo-croate et macédonienne (dont
il est très proche). Il s’écrit, comme le serbe,
en alphabet cyrillique.
La Bulgarie et l'Euro
Comme les dix nouveaux membres de 2004, la Bulgarie
s'est engagée dans son traité d’adhésion
à adopter l’Euro.
Nul ne se hasarderait à prédire une date effective
d’introduction pour ce pays (en tous cas après 2013).
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