Italie


Données générales
  • Carte d'identité
Superficie : 302 000 km²
Population : 58,7 millions
Densité : 189 hab./km²
Capitale : Rome
Langues : italien, avec de nombreux parlés locaux
Religion : catholique
PNB par habitant : 30 000 $ (23ème rang)
Indice de fécondité : NC
Espérance de vie : 78 ans
Monnaie : Euro
  • Histoire
L’Italie, c’est Rome et son empire, et l’union réalisée de son espace au second siècle avant JC, perdue au 5ème après JC, et qui a dû attendre…. les années 1860 pour se reconstituer.
Odoacre a mis fin à l’Empire romain en 476. Les Wisigoths de Théodoric lui succèdent.
Ses successeurs feront face à l’offensive de reconquête du byzantin Justinien, qui s’imposent vers 554.
Mais bientôt les Lombards règnent, et ne laissent à Byzance que Ravenne et la Sicile.
La Papauté, se prévalant de la « Donation de Constantin » apocryphe, réclame la possession de Rome.
Le couronnement de Charlemagne (Noël 800) est très ambigu : il peut être perçu comme la mise sous tutelle du nouvel Empire Romain par la Papauté.
Les villes italiennes connaissent une évolution remarquable et s’émancipent économiquement : Amalfi, Venise, Pise, Gênes, sans parler de la Corse, de la Sicile normande  et de la Sardaigne.
La Papauté sera au centre de toutes les querelles pour le pouvoir, ayant gagné au 13ème siècle la possession d’états qui coupent la péninsule en deux.
Au cours des guerres, l’Italie du nord demeure atomisée entre les grandes familles dont les possessions s’ordonnent autour d’une ville (Milan, Florence, Bologne, Parme, Modène, Sienne, Turin……), le centre aux Etats Pontificaux, et le sud possession des maisons d’Aragon, puis de Habsbourg.
Cette situation évolue après la guerre de succession d’Espagne au 18ème siècle. La puissance montante est le royaume de Piémont-Sardaigne. Naples et Sicile sont un royaume des Bourbons d’Espagne.
La conquête napoléonienne bouleverse l’Italie, lui-même se fait couronner roi en 1805. A Naples, Joseph Bonaparte, puis Joachim Murat laissent une empreinte directe ; Murat finit fusillé en 1815.
La restauration de 1815 rétablit le statu quo ante.
Mais toute cette période a fait naître l’idée de restaurer l’unité italienne. C’est le risorgimento.
En 1848, les mouvements aboutissent à un échec.
L’alliance de Napoléon III avec le roi de Piémont-Sardaigne, Victor-Emmanuel II, son ministre Cavour, et le rôle fondamental de Garibaldi vont conduire à l’unité tant désirée.
Sur les murs, on peut lire V.E.R.D.I, faisant du grand compositeur l’icône de la révolution, acronyme de Vittorio Emmanuelle Re D’Italia.
En récompense, la France reçoit Nice et la Savoie.
La lutte est acharnée avec l’Autriche. Concernant Venise, la France la reçoit, pour la céder aussitôt à l’Italie. En 1866, le rêve d’unité est réalisé … sauf Rome.
Napoléon III s’oppose à la prise de Rome, mais sa défaite de 1870 permet à l’Italie de compléter sa victoire : le Pape s’enferme, « prisonnier » au Vatican.
L’intégration s’avère très difficile entre le nord industriel et le sud paysan.
Durant la première guerre mondiale, l’Italie rejoint le camp des Alliés contre des promesses qui ne seront pas toutes réalisées (en particulier en Dalmatie, attribuée au nouveau royaume créé autour de la Serbie). Les questions de Trieste et de Fiume restent difficiles.
Les frustrations sociales entraînent l’arrivée au pouvoir des fascistes de Mussolini en 1922.
L’aventure coloniale débute : Libye, Ethiopie, Somalie.
En 1929, les relations avec la Papauté sont réglées aux Accords de Latran.
L’alliance avec l’Allemagne nazie entraîne de nombreux conflits : l’Italie s’empare de l’Albanie, tente, sans succès, de prendre Malte et la Grèce. Prend sa part du dépeçage de la Yougoslavie.
Marginalisée sur le plan militaire par ses échecs, l’Italie subit avec l’Allemagne le reflux en Afrique du nord. C’est alors en Juillet 1943 le débarquement des Alliés en Sicile.
Mussolini est destitué par le roi Victor-Emmanuel III, le maréchal Badoglio signe l’armistice.
Mussolini tente une très brève réaction avec la « république de Salo ». Les Alliés sont à Rome en Juin 44, Mussolini ne sera arrêté – et exécuté qu’en Avril 45 par les résistants italiens.
En 1946, un référendum établit (54%) la république, même si le nouveau roi Umberto II n’est pas autant compromis que son père avec le fascisme.
Les frontières se stabilisent avec la Yougoslavie (question de Trieste).
Les autonomies régionales progressent.
La vie politique est extrêmement agitée, jusqu’à la caricature, avec un parti communiste puissant.
Le terrorisme des Brigades Rouges est une période noire de l’Italie (assassinat d’Aldo Moro, leader de la démocratie chrétienne).
Les mafias rongent toujours le sud de l’Italie, jusque dans les cercles les plus proches du pouvoir.
Dans les années récentes, une plus grande stabilité des gouvernements, et une alternance classique gauche droite.  L’Italie est un membre fondateur de l’Europe depuis le Traité de Rome.
  • La langue italienne

C’est la plus directe héritière du latin, et des langues latines. A signaler toutefois de très nombreux parlers locaux.

 
 
L'Italie et l'Euro

Le pays n’a eu aucun problème pour se qualifier et introduire l’Euro au 1er janvier 2002.

  • L'atelier et les différents
L'atelier de Rome est certainement l'un des ateliers monétaires le plus ancien au monde bien qu'Athènes ait frappé, certes dans d'autres locaux, des tétradrachmes bien avant que Rome ne frappe des deniers.
L'atelier frappe aussi pour Saint-Marin et pour le Vatican. Son nom officiel est Istituto Poligrafico e Zecca della Stato (IPZS). Installé à Rome, il produit de merveilleuses médailles dont la qualité est très supérieure à celle de ses production de monnaies courantes, beaucoup moins soignées. Il est de tradition que les graveurs signent leurs oeuvres. La signature de l'atelier italien est la lettre R, à ne pas confondre avec le R et le I mêlés qui signifient République Italienne et signent les euro monnaies. On doit remarquer qu'il existe plusieurs poinçons et des R variés.
 
Les R de Rome
  • La monnaie
Les pièces italiennes sont toutes dédiées aux arts, même si la musique n’est pas représentée :
- 1 cent : Castel del Monte
- 2 cent : le Mole Antonelliana de Turin
- 5 cent : le Colisée de Rome
- 10 cent : la Naissance de Vénus de Botticelli
- 20 cent : l’homme qui marche de Boccioni
- 50 cent : Statue équestre de Marc-Aurèle
- 1 euro : le dessin de Léonard (les proportions idéales)
- 2 euro : le portrait de Dante
Depuis 2002
1 cent 2 cent 5 cent 10 cent
20 cent 50 cent 1 euro 2 euro

 

Les 2 euro commémoratives

L’Italie a émis au moins une 2 euro commémorative chaque année depuis 2004 :

Les 2 euro commémoratives
2004 50 ans du fonds mondial pour la nourriture
2005

1er anniversaire de la signature de la Constitution européenne

2006 Jeux Olympiques d'hiver de Turin 2006
2007

50 ans du Traité de Rome (émission commune des 13 pays)

2008 60 ans des droits de l'homme
2009 10 ans de l'Euro (émission commune des 16 pays)
200 ans de la naissance de Louis Braille 
2010 200 ans de la naissance de Camillo Benso Comte de Cavour
2011 150 ans de l'unification de l'Italie
2012 10 ans de circulation l'Euro (émission commune des 17 pays)
100 Ans de la Mort de Giovanni Pascoli
2013 700 ans de la naissance de Giovanni Boccaccio
200 ans de la naissance de Giuseppe Verdi
2014 200 ans des carabiniers
450 ans de la naissance de Galilée
2015 Expo de Milan
750 ans de la Naissance de Dante Alighieri
30 ans du drapeau Européen (émission commune des 19 pays)

2016

2000 ans de la mort de Plaute
550 ans de la mort de Donatello

2017

2000 ans de la mort de Tite-Live
400 ans de la basilique Saint-Marc

L’Italie a émis beaucoup de pièces en qualité BE, et un nombre important de monnaies non circulantes.
  • Les billets

La lettre pays des billets italiens est le S.

On trouve le S de l'Italie sur les billets de 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euro et pour les deux signatures, Wim Duisenberg et Jean-Claude Trichet.

Pour la partie de la production dont elle est en charge, l'Italie a fait participer l'imprimeur italien (J), et l'imprimeur autrichien (F).

Contact

E-mail : pays@amisdeleuro.org

Liens

Site de l'Istituto Poligrafico e Zecca della Stato : http://www.ipzs.it/

 

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Dernière mise à jour le 30/07/2013
par Clément CAUDRON